L’abstinence quelle hérésie

Blog n° 61 du samedi 18 avril 2009

 

A deux

 

Accompagné, la tentation est grande

Toutes résolutions prises

Tombant à l’eau

Je m’étais pourtant juré

De m’alimenter raisonnablement

De ne faire aucun écart

Pour obtenir un profil

Digne d’une image de mode

Il m’a suffit d’ouvrir cette porte

De t’apercevoir dans l’embrassement de celle-ci

Belle comme une star

Pour tomber dans l’amnésie la plus totale

Comment ces coupes

Se sont-elles remplies

Je ne le sais pas

Ces bulles pétillant à la lumière

Ne demandaient qu’à se déposer

Sur nos lèvres

Quelle est cette main sournoise

Qui a déposé ce foie gras

Avec ses toasts

Sur ce guéridon

Et cette poularde

Reposant sur un lit de truffes

Qui ne demandait

Qu’à être croquée

Ce liquide rouge rubis

Qui dansait dans ces verres de cristal

Là, ne s’arrêtait pas le supplice

Pernicieusement elle a fait son entrée

Cette charlotte aux fraises

Que nous avons engloutie

Goulûment

Jusqu’à s’en lécher les doigts

Après de telles agapes

Nous ne pensions

Qu’à des idées coquines

Se prendre et s’étreindre

Jusqu’au petit matin

Dommage qu’il ait fallu

Que tu te refasses une beauté

Moi allongé sur ce lit

Impatiemment je t’attendais

Morphée a dû me prendre par surprise

Car quand je me suis réveillé

Il faisait grand jour

Et j’étais seul sur ma couche

Mes bonnes résolutions

Qui, elles étaient éphémères

Avaient complètement disparues

Contrairement à cette bouée

Qui grossissait à vue d’oeil

Et par surcroît

J’avais perdu sur les deux tableaux

Car à tes yeux

Je devais passer pour un fieffé goujat

 

 

 

 

Seul

 

A deux il est difficile

De prendre des mesures

Pour rester svelte

Mais seul c’est pire

Se battre contre les kilos

Le cholestérol, les triglycérides

Et je ne sais quoi encore

C’est une lutte de Titan

C’est David contre Goliath

L’envie se montre pernicieuse

Après avoir absorbé

Des carottes Vichy

Un yaourt allégé

Après ces agapes

L’estomac très léger               

On s’assied sur le canapé

On tente d’écouter

Une cantate de Bach

Mais cela ne suffit pas

On tourne les pages d’une revue

Mais rien n’y fait

Nos papilles se réveillent

Hurlant que ce régime est inhumain

On leur donne raison

On va donc quérir

Une tablette de chocolat

Ça commence par un petit carré

C’est le tour du deuxième

Puis la tablette y passe

Il manque quelque chose

Un cognac serait le bienvenu

Ce nectar sur le chocolat c’est divin

Ces deux goûts

Sont indissociables

Ce serait sacrilège

D’en rester là

Quelle frustration ce serait

De ne pas se saisir d’un Havane

De le faire rouler entre ses doigts

De le coller contre son oreille

D’entendre ce doux craquement

De le chauffer délicatement

Après mille précautions

L’allumer, afin d’en inhaler

Ce doux parfum

Venant tout droit de Cuba

 

 

 

 

 

Conclusion

 

Ce démon

A plus d’une corde à son arc

En nous apportant

Volupté, plaisir

Il est difficile de lui résister

Quant à l’autre choix

Il n’est pas très motivant

Ce pauvre Bon Dieu

Et ses Anges

Nous recommandent l’abstinence

Ne céder à aucun plaisir terrestre

Pour accéder à la grâce divine

Quel parcours

Il devrait bien savoir

Étant notre créateur

Que la chair est faible

Il devrait se préoccuper

En toute urgence

De l’amour des uns pour les autres

Et nous laisser les plaisirs terrestres



Article ajouté le 2009-04-28 , consulté 140 fois

Commentaires


Noëlle le 07/08/2009 à 14:51:32
Tu as très bien fait de laisser parler ta nature, au moins tu es en paix avec ta conscience. La paix intérieure c'est très important.... Tu sais bien que "le chemin qui mène à la paix intérieure est de finir les choses que tu as commencé".
Bisous

Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens


Imprimer cet article

Retour aux articles


Parrainé par Quiz Star