Messieurs BECAUD, LEMESLE
Blog n° 58 du lundi 13 Avril 2009
Cigarettes Whisky et petites Pépés
Qui n’a pas rêvé dans les années 1950 /60/70 d’atteindre ces trois objectifs.
Je voudrais connaître celui qui n’aurait pas voulu s’identifier à Son Altesse Sérénissime Prince Malko de linge où la comtesse Alexandra Vogel avec très grand raffinement s’occuperait des zones érogènes du corps de son prince et après de tels ébats torrides se restaurer en dégustant un toast recouvert d’une belle couche de caviar provenant de
Pour parfaire ce tableau idyllique, après avoir retrouvé ces esprits se délecter d’un merveilleux foie gras arrosé d’un Sauterne du meilleur cru.
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Un Apéritif d’origine Italienne doit beaucoup à James Bond quand celui-ci commandait une Vodka-Martini mélangée au shaker, pas à la cuillère, il ne faut pas oublier non plus le Don Pérignon millésimé d’une année exceptionnelle, ce serait une infamie de ne pas déguster un Cognac d’un minimum de trente ans d’âge et ce qui serait le must pour accompagner un tel nectar serait de tirer dans un silence quasiment religieux et dans un profond recueillement une bouffée d’un de ces merveilleux Havanes et de laisser aux créatures de rêves les accompagnant le plaisir d’allumer leurs belles Anglaises avec un briquet en or de la marque Dupond.
Un bref aperçu de ce qu’il fallait faire pour s’identifier à nos héros de l’époque et devenir auprès de nos belles le parfait séducteur irrésistible.
Peu y parvenaient, nous n’étions que de pâles copies sans aucune envergure, à part les verres de whisky que nous engloutissions pour tenter de devenir les héros que nous admirions, la gente féminine n’étant pas dupe ne se précipitait pas vers nous.
Pierre Doris, lui a eu la chance qu’une femme tape à sa porte très longtemps, reconnaissez que cela ne pouvait être que flatteur, la chute ne le sort pas grandi, cette dame tambourinait pour sortir de cette pièce où il s’était enfermé avec elle.
C’est une des histoires de ce Monsieur qui racontait des horreurs, mais avec une telle bonhomie que tout devenait sympa et comique et qu’il n’y avait pas une once de méchanceté.
Pourquoi se replonger dans le passé.
La raison en est simple Monsieur Claude Lemesle, j’ai lu votre livre « Plume de Stars »
Et j’ai relevé les extraits qui auraient dû rester à mes yeux dans l’ombre.
On ne doit pas toucher un mythe que des milliers de personnes ont encensé, même s’ils ne sont pas dupes.
Page 157 -Ça buvait aussi pas mal –lui, en tout cas: un verre pour sainte Cécile, un verre pour saint Nicot…et un vers pour Bécaud ! (Ça c’est plutôt gentil et plein d’humour)
-Il n’arrivait pas à me faire boire dans la journée. Et ce n’était pas faute d’essayer :
-Allez, Claude, juste une petite goutte, un petit bouchon !
Page 158 -Contrairement à lui je n’ai jamais su gérer l’alcool.
Page 160 –il refuse même le verre que je lui propose, c’est vous dire !
Page 162 –Un petit coup de rouge temps en temps ou une lichette de whisky.
Et ne croyez pas qu’il ait renoncé à me convertir aux libations diurnes.
-Allez, Claude juste un bouchon !
-Il ouvre une bouteille de blanc que nous sifflons entre midi et une heure… (à deux ce n’est pas excessif)
-Je lui demande un coup de rouge et me mets directement au travail. -Enfin ! Exulte-t-il.
-Il va cependant déchanter car plus il remplit mon verre, plus mon inspiration se tarit.
Ca ne fait pas l’ombre d’un doute, vous aimez et admirez Monsieur Bécaud, vous lui avez fait des textes magnifiques ainsi qu’à de nombreux interprètes et nous vous en remercions, mais vous savez comme moi qu’il n’est pas de bon ton par les temps qui courent de faire l’apologie de l’alcool, du tabac et des complets en alpaga.
Aujourd’hui boire est devenu un délit, fumer une intoxication pour son environnement et se vêtir d’une façon élégante une insulte à tous ces moutons de Panurge qui se vêtent d’un jean souvent crasseux troué comme uniforme.
Je n’ai jamais eu le plaisir de rencontrer ce grand Monsieur de la chanson et je le regrette, celui ci nous a donné tant de plaisirs, d’émotions, qu’aujourd’hui je trouve impensable qu’il ne soit plus diffusé sur les ondes, c’est d’une injustice sans nom, je ne pense pas qu’en lisant ces lignes extraites de votre livre Monsieur Bécaud en sortira grandi.
Dommage, contrairement à certains qui restent dans la mémoire des gens et qui sont encore au zénith plusieurs années après leurs disparitions et qui n’ont pas toujours pu honorer leurs contrats pour cause d’éthylisme chronique, comment se fait-il qu’il y ait deux poids deux mesures, jamais Monsieur Bécaud n’a failli à ma connaissance ; Sur scène ce Monsieur a toujours fait preuve d’un très grand professionnalisme, avec beaucoup de classe il nous a fait voyager dans son monde lyrique, poétique, réaliste et nous a fait partager l’insouciance et l’engouement de la jeunesse.
Merci Monsieur Bécaud, vous étiez un homme qui collait à l’actualité des époques que nous avons traversées et honnêtement je les préfère à celle d’aujourd’hui où toute spontanéité a disparu ainsi que le sens de l’honneur, je suis un grand naïf je veux toujours croire au respect de la parole donnée, ce qui est hélas une denrée rare de nos jours, plus j’avance plus je me rends compte que le sens des responsabilités a disparu.
Monsieur je ne sais si vous lirez ces quelques lignes, j’aurais préféré partager mon ressenti avec vous plutôt que par ce blog, Pas d’inquiétude à avoir il n’est que très peu fréquenté à part un petit noyau de Bécautistes et d’Amadistes (j’innove) qui ne partage pas obligatoirement mes idées, mais je ne sais par quel moyen vous faire part de ce que je ressent
Je ne retiens qu’une seule chose c’est que Gilbert était un mec très très bien, bourré de talent avec un cœur grand COMME CA et toujours avec une âme d’enfant, il nous manque beaucoup.
Respectueusement vôtre.
Jean Chatillon

Commentaires
dabniel le 10/08/2009 à 20:05:21l'opéra dAran reviva le 25/10/2009,grace a la diffusion en dvd d'un enregistrement'live'en aout 2000 a Montmorillon(86)allez voir sur facebook groupe'Gilbert Bécaud,et le spectacle continue'ou tous les renseignements sont diffusés chaque jour
Merci,
Daniem
nimo le 14/04/2009 à 22:27:02
il faut beaucoup pardonner à la plume, sans doute un peu maladroite, de M.Lemesle car il est le SEUL actuellement à avoir mis en scène un spectacle, digne de M. Bécaud, sur les planches d'un petit village gascon ...; et, ce spectacle, éblouissant de talent, "montera" sans doute à la capitale;la préface figurant sur les programmes est signée de M.Lemesle et les mots qu'il emploie pour décrire notre Baladin ne laissent planer aucun doute sur l'admiration et l'affection fidèle qu'il lui porte; moi je dis :"Merci M. Lemsle de faire enfin revivre du vrai Bécaud sur scène"!! buvons donc un verre à son éternité...
Francine le 14/04/2009 à 12:41:00
A moi aussi il me manque notre GILBERT, quant à ses petits travers ... Dommage que Claude Lemesle ait cru bon de s'attarder dessus!
Notre pianiste arlequin n'en reste pas moins un GENIE comme me l'a dit Pierre DELANOË lui-même!
A l'heure de l'apéro, allons donc trinquer à la mémoire éternelle de notre grand BECAUD!