LE PRINTEMPS
Blog n° 50 du dimanche 1er mars 2009
Mon Dieu
Que j’aimerais rencontrer l’instigateur de cette grande mascarade
J’y songe, peut-être en êtes-vous le créateur ?
Il me serait agréable d’avoir une discussion à bâtons rompus avec vous
Je vous demanderais tout simplement la chose suivante
Pourquoi n’avoir pris que six jours
Pour accomplir un travail aussi titanesque
Vous avez certainement présumé de vos forces
Est-ce raisonnable de ne prendre que le dimanche pour se reposer
Pourquoi ne pas avoir instauré les lois sociales
Avant de vous atteler à la création du monde
Les trente cinq heures hebdomadaires (c’est à négocier)
Et les cinq semaines de congés payés
Ont du bon
Reconnaissez que le challenge que vous vous êtes donné
Etait voué à l’échec
Je ne vais pas énumérer la liste
Par peur d’en oublier, ce serait trop fastidieux
Un exemple
Pourquoi faire disparaître des puits de science
Qui pourrait apporter le savoir et peut être la sagesse
Rien n’est parfait, mais vous qui l’êtes
Je trouve que vous vous êtes planté sur ce plan
Je ne suis pas sans ignorer
Que je devrais être très respectueux
Vis-à-vis de vous
Mais je suis un trublion
Je ne suis pas un politique
Donc je n’utiliserai pas la langue de bois
POURQUOI POURQUOI POURQUOI
Tout est à l’envers
Tout ce qui est jeune et beau
Est obligé de se confiner
Dans des locaux souvent insalubres
Pour ramener quelque argent pour subsister
Quel gâchis, ces muscles s’atrophiant
Derrière un clavier de P.C.
Cette jeunesse a besoin d’espace et de liberté
Leurs corps étendus sur une plage de sable blond
Où les rayons du soleil viennent les caresser
Reconnaissez que l’image est plus plaisante
Que des retraités jouant au volley dans la tenue d’Adam
Il est dommage que ces nouveaux venus
Ne puissent pas admirer ce frémissement
Que le printemps provoque
C’est un feu d’artifice de couleur de senteur
Le corps des ados s’éveillant
Leur visage se recouvrant de boutons
Leur bas ventre bouillonnant de sensations nouvelles
Il leur faut absolument trouver l’âme sœur
Pour partager cette sève qui monte en eux
Vite très vite il ne faut pas perdre une minute
Le temps s’écoule sans que l’on s’en soit rendu compte
Et nous arrivons à la période où la vue baisse
Le port des bésicles devient indispensable
Nous avons maintenant tout notre temps
Pour admirer tout ce qui nous a échappé jadis
Nous nous émerveillons comme un nouveau né
Du premier crocus qui sort du sol
Comme on le distingue mal
Avec l’aide de sa compagne
On se met à genoux pour l’admirer
On trébuche et on s’étale de tout son long
Le nez dans la fleur que l’on écrase
Dans cette position très désagréable
Plus question de pouvoir l’admirer
Cette épouse chérie est obligé de faire appel à de la main d’œuvre
Pour relever ce corps endolori qui a perdu toute souplesse
La tête se souvient et revoit des séquences de sa vie
La période où il gambadait comme un cabri
Qui courait après tout ce qui portait un jupon
En oubliant l’essentiel
Celui d’ouvrir les yeux afin de regarder tout ce qui l’entourait
Dites-moi qu’il y a-t-il de plus beau
Que la naissance du Printemps
Une réflexion peut être stupide, mais en y regardant de près pourquoi pas
Naître vierge où tout est à apprendre
Ces êtres fougueux qui sont freinés dans leurs élans
N’est ce pas dommageable de pratiquer de la sorte
Pourquoi ne pas inverser
Arriver sur cette terre avec sagesse et savoir
Et aller vers la jeunesse
Ce serait extraordinaire d’être jeune intelligent et beau
J’arrête là mes délires
Car en y réfléchissant bien
Tout ne serait pas idéal
Avec le peu de sens qui me restent
J’adore voir revenir le Printemps

Commentaires
paule le 07/03/2009 à 17:31:08mais.... ma foi, c'est un délire bien agréable ! enfin essayons - même à l'âge avancé ! - de profiter à notre rythme de ce merveilleux printemps c'est vrai ! tout y est propice : les oiseaux, les petites pousses etc... merci pour cette bouffée de renouveau !
Noëlle le 06/03/2009 à 14:28:54
bonjour cher Qelalibi,
bien sûr que le printemps est beau, mais il ne faut pas oublier les gelées printanières ... l'inconnu est parfois décevant. L'été est flamboyant et c'est lui que je regretterais si je ne me plaisais pas autant en automne. je m'y sens tellement bien. je peux enfin dire, vini, vidi,vixi (la vie). Pas d'hiver, je reste à l'automne, et pas de regret.