Mon SEANT ou le CUL
Blog n°42 du 20 Décembre 2008
Il m’aura fallu atteindre l’age de soixante six ans pour assouvir mon fantasme. En ce mercredi 16 décembre, j’étais debout droit et fier comme le David, l’enfant de Michel-Ange, mes yeux scrutant le ciel à la recherche de mon Maître, ce génie de la sculpture et de l’art picturale, pour le remercier d’avoir créé en me concevant le canon de la beauté masculine.
J’étais dans une situation idyllique, derrière moi se tenaient trois ravissantes jeunes femmes agenouillées, admirant le galbe parfait de mes fesses que ce grandissime Artiste avait ciselées avec une maestria à vous couper le souffle, c’était l’œuvre d’un génie.
Mon cul avait la même fermeté que mon modèle se trouvant à Florence, mais il n’avait pas la froideur de ce matériau qu’est le marbre de Carrare ni cette couleur beaucoup trop blanche, cette teinte chair lui allait à ravir, la perfection quoi !...
Je n’avais plus les pieds sur terre, j’avais la tête dans les nuages je côtoyais les anges qui me faisaient une haie d’honneur jusqu’à une porte monumentale où derrière se trouvait notre créateur, mes pieds ne touchaient plus le sol, je planais, j’étais devenu immortel.
Quand cette porte a commencé à s’ébranler subitement le charme a pris fin, des voix se sont élevées, non, hélas ! ce n’était pas des clameurs d’admiration, mais simplement une dure réalité, le diagnostic tombait sans complaisance comme un couperet.
Quatre mois de lit avaient eu raison de mes fesses qui paraissaient dures comme ce marbre, mais aussi douce qu’une peau de bébé, il y avait urgence de les traiter afin que celles-ci ne rentrent pas dans la liste très longue des Chefs d’œuvres en péril.
Je ne suis pas très malin, mais j’avais un doute, je pensais bien qu’un matériau aussi parfait n’existait pas et qu’il y avait un prix à payer, c’était celui de rester de glace pour conserver cette fermeté et hélas cette teinte cadavérique.
Encore une illusion perdue, par surcroît je ne peux plus utiliser cette partie décharnée de mon corps afin de la poser sur n’importe quelle assise sans avoir un rappel cuisant.
Conclusion, la chair est faible, dégradable et périssable, vivons pleinement quand il en est encore temps, notre passage sur cette planète est aussi furtif que celui d’un météorite.
2250

Commentaires
lyne le 04/01/2009 à 17:30:37Nous savons enfin ce que les marbres qui peuplent les musées de ce monde se disent tout bas - et entre eux lorsque les visiteurs qui défilent devant eux sont partis le soir venu. Moins le réveil du charme bien sûr, auquel les pauvres mortels ne peuvent échapper !
Noëlle le 28/12/2008 à 13:22:59
Je suis certaine cher Quelalibi que la description de tes fesses (avant et après) est des plus fidèles. Mais moi, tu me connais, je demande à voir...
Sans rire , je pense à toi et te souhaite de vite te rétablir.
Je te souhaite une tès bonne année 2009 et à bientot de te lire
paule le 26/12/2008 à 16:18:03
morte de rire ! vraiment ! l'imagination est très fertile ! quel bon moment ! merci !